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21 novembre 2008En route vers Poznan - Jour 6: Lettre à mes petits-enfants
par Sébastien, en direct de Könin
Mon passage à la station se finit ce soir mais la vie ici va continuer… Pour rester informé, n’hésitez pas à vous rendre sur le blog de la station (en anglais). Je n’aurai personnellement pas l’occasion de revenir à Könin mais je ferai peut-être (si l’emploi du temps le permet) un saut de quelques jours à Poznan pendant la conférence. Je profiterai alors à nouveau de la station et vous délivrerai de nouvelles pages de blog! Je vous laisse avec une photo du groupe qui fait vivre ce lieu (toujours alimenté par des nouvelles arrivées) et par une petite pensée philosophique.
Lettre à mes petits-enfants
Cher Enzo, Lucas, Nathan où qui sais-je,
J’espère que mon courrier ne vous arrivera pas trop tard où qu’il ne me sera pas retourné avec la funeste mention: «N’habite plus à l’adresse indiquée». Je ne vais pas être aussi pessimiste et j’ose aisément croire que vous pointerez un jour le bout de votre nez. J’espère juste que ce jour, la planète sur laquelle vous ferez vos premiers pas vous accueillera en bonne santé et verdoyante.
Parce qu’il faut bien le dire, aujourd’hui elle tire un peu la langue… Il faut la comprendre aussi, elle n’est pas ménagée; on l’intoxique de grandes bouffées chimiques, on la bombarde de microparticules de CO2, on l’étouffe en coupant ses forêts primaires et on infecte sa terre de nos produits toxiques.
Certes, elle a du coffre la petite, elle encaisse comme elle peut! Mais ces dernières années, on dirait bien qu’elle essaye de nous envoyer quelques signaux de détresse, nous prévenir qu’elle ne pourra pas supporter nos excès éternellement. Vous savez mes chers petits, ma société nous parle de capitalisme, de croissance, d’économie. Loin d’elle les valeurs de la Terre, l’autosuffisance, la modération, le yin et le yang, comme si le temps avait son effet et que l’homme n’en pouvait plus de devoir supporter les limites que la Terre lui impose. Alors forcément il les transgresse.
Heureusement notre Terre est sage, elle encaisse, prend sur elle. Mais parfois elle a besoin de nous dire que malgré tout, même si elle se fait discrète, elle a toujours son mot à dire. Alors elle explose… Les médias appellent ça tsunamis, cyclones, inondations, sécheresses mais pour elle c’est à chaque fois le même message, chaque fois la même raison, un besoin de souffler, d’évacuer la pression et de dire «stop».
Il faut l’écouter cette Terre, c’est tout de même elle qui nous héberge, et quoiqu’il arrive, on ne pourra pas avoir le dernier mot. La science sur laquelle on fait reposer beaucoup d’espoir, elle s’en moque bien. Le jour où elle décidera qu’elle n’en pourra plus, qu’elle ne veut plus de nous, je peux vous dire qu’on aura plus grand-chose à dire et qu’on subira sa décision.
J’espère que le jour où vous lirez cette lettre, une éolienne personnelle tournera dans votre jardin, des panneaux solaires seront greffés à votre toit et la géothermie vous fournira le chauffage pour l’hiver! J’espère que vous vous déplacerez à vélo où par je ne sais quel autre moyen de locomotion qui ne ruinera pas notre chère planète. J’espère aussi que les inquiétudes de votre société ne seront plus d’ordre environnemental.
Ce jour là, montez au grenier, dénichez un vieil ordinateur et un modem poussiéreux, connectez-vous à Internet et appelez-moi si je suis toujours là. Je sais que ce sera certainement complètement dépassé tant la technologie évolue vite, mais je ne comprendrai certainement rien à vos nouveaux moyens de communication! Nous ferons ensemble quelques recherches: Greenpeace, WWF, les Amis de la Terre, Al Gore et consorts et vous verrez alors que le monde dans lequel vous vivez n’est pas dans l’état dans lequel vous l’avez trouvé complètement par hasard. Il est né de plusieurs années de lutte. Vous savez, quand je suis né, les voitures roulaient encore au pétrole et rejetaient plusieurs centaines de grammes de CO2/km, l’électricité provenait à 80% du nucléaire et du charbon, même le tri des déchets n’était pas une évidence pour tout le monde. Vous pouvez rigoler mais c’était pourtant la réalité!
Tant de changements doivent encore avoir lieu pour que vous puissiez vivre sereinement, sans que la crise environnementale pende au-dessus de vos charmantes têtes blondes comme une épée de Damoclès! Tant de décisions doivent encore être prises, tant de comportements à changer. Mais la machine est en route, la révolution énergétique est possible, les solutions existent et ces solutions sont viables. Elles commencent à l’échelle individuelle par un changement des mentalités et nous faisons notre possible pour être entendus, mais nos devons également être entendus par tout ceux qui, par leur position, ont le pouvoir de décision. Dans 3 semaines débute en Pologne la Conférence des Nations-Unies sur le climat à Poznan, suivie dans un an par celle de Copenhague.
J’espère qu’à l’école (dans vos cours d’écologie, de protection de l’environnement où n’importe quelle autre matière qui a du être rajoutée à vos programmes) on vous parlera de ces sommets comme le tournant historique dans la lutte contre les changements climatiques.
Alors faisons le rêve, mes chers petits-enfants, que les combats qui sont menés actuellement à travers le monde, par toutes les personnes qui s’engagent à leur manière dans la lutte pour la protection de notre si belle planète, aboutissent un jour et convergent vers une écologie raisonnée et solidaire. Dans un environnement sain alors vous pourrez vivre et raconter à votre tour à vos petits-enfants quelle crise écologique mondiale nous avons frôlé ...
Publié par cgreisch le 21 novembre 2008
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Commentaires:
monsieur,
je me permets de vous envoyer ces quelques lignes après avoir pris contact avec "contact@notreenvironnement et inventions.a.verna.free.fr
cela concerne la survie des ours blancs par la fonte de la banquise, je ne suis pas une experte, mais cela me préoccupe, je vous envoie les emails de ces contacts, afin que vous y pensiez sérieusement, merci de votre compréhension, j'attends une réponse de votre part.
Ecrit par andrieu le 8 septembre 2009
excusez-moi, je n'ai pu envoyer les emails, donc voici ce que je leur ai écrit :
je suggérais de construire des radeaux ou plates-formes qui flotteraient lentement avec l'aide d'un poids importants par immersion.Ces animaux alors pourraient se poser sur ceux-ci avec leurs petits, sans danger, sans risque de noyade. Ils m'ont dit que l'idée était bonne, mais reste le retour vers la terre ferme pour la survie des ours; Il faudrait des batteries chargées par des panneaux solaires qui alimentent des moteurs gérés par ordinateur qui repère si le radeau est occupé et décide du moment de retour et un GPS pour le guidage. Tout ceci est disponible, m'ont-ils confirmés.Il suffit d'assembler le tout sur place. C'est pour cela que je m'adresse à vous par leur intermédiaire. Merci de me répondre ,
Ecrit par andrieu le 8 septembre 2009