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8 mars 2007

Dernière nuit en mer!

par Dave, à bord de l’Esperanza


Fini les jours de glace
© Greenpeace/Beltra
C’est notre dernière nuit en mer. Sakyo, Karli, Regine et moi sommes assis dans le bureau de campagne, tapant sur nos claviers. Il fait sombre dehors, et chaud dedans. Il me semble qu’il n’y a que quelques jours que j’étais assis ici, avec l’équipement thermique me préparant à sortir sur un pont gelé. Maintenant, me voici qui transpire, avec Zeger et Cat qui sont rentrés du pont à cause du parfum de jasmin qui flotte autour du bateau – Regine est la responsable, apparemment c’est le shampoing qu’elle vient d’utiliser… Karli, inspirée par Régine, vient de partir, mais je me rends compte qu’il y a peu d’intérêt à me rafraîchir sous la douche tant que je n’ai pas fini d’écrire – donc me voici.

Nous venons d’avoir notre dernier briefing dans le mess, présenté par le capitaine Frank et Karli. Ce fut une expédition pleine de surprises – qui eut cru que nous nous trouverions dans le rôle des sauveurs potentiels de la flotte baleinière, celle-la même que nous étions venus empêcher de tuer des baleines? Il y a quelques semaines, je suis devenu un peu zen, et j’ai refusé de me perdre en conjectures sur ce qui allait se passer, ou quelles pourraient être les implications. J’ai juste tenté d’accepter les étranges changements de circonstances comme ils venaient, et me suis promis d’éviter toute tentative de prédire l’avenir jusqu’à ce que mon pied ne touche le quai à Sydney.

Mais, comme l’a dit Karli, au lieu de ce à quoi nous nous attendions – aller dans l’Océan Austral pour ce que certains médias appellent péjorativement nos «traditionnelles» actions de protestation contre la chasse baleinière, nous nous sommes trouvés dans une situation très différente. Et les choses ont changé au Japon aussi. Le dialogue commence. Les motivations du gouvernement pour chasser sont remises en question dans les médias. Le vent a tourné…
D’après Frank, nous avons navigué 7.000 miles nautiques. Oui, messieurs - dames, c’est ce que nous avons navigué depuis le 26 janvier. C’est (calcul rapide) près de 13.000 km. C’est à peu près la moitié de la distance parcourue par l’expédition dans l’océan austral l’année dernière – mais n’oublions pas que l’année dernière on y a passé plus de temps et on n’a pas dérivé pendant une semaine aux côtés d’un Nisshin Maru endommagé.

Donc, continuez à regarder la webcam demain matin, heure de Sydney, pour les premiers signes de notre arrivée à Port Jackson.

Maintenant je vais sur le pont, observer le noir de la mer de Tasman avant d’aller me coucher.

Pour finir, une mauvaise nouvelle: un groupe de cachalots s’est échoué sur les côtes de Tasmanie.

- Dave

Publié par cgreisch le 8 mars 2007


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Association Aix Elan
www.aix-elan.org

http://www.thalassa.france3.fr/index-fr.php?page=emission&id_article=60
THALASSA Un reportage de Troy Melville
Une coproduction France 3 / Thalassa / MVC

http://www.next-up.org/Newsoftheworld/BaleinesEtSonar.php =Lien du reportage d’ARTE

Bonjour, notre association située à Aix en Provence, est spécialisée dans la pratique du didgeridoo et la découverte de la culture des Aborigènes d’Australie.
Nous vous écrivons pour vous envoyer un projet concernant les problèmes d’échouage de cétacés dû aux ondes émises par les sonars.
Depuis plusieurs années nous souhaitons créer un contact sonore avec les baleines grâce au didgeridoo, et nous avons déjà contacté Mr Michel Redolfi de l’entreprise Audionaute, qui se trouve prés de Nice à ce sujet. http://www.audionaute.com/
Mais depuis la diffusion des documentaires réalisés par Volker Barth sur la biologiste Italienne Antonella Servidio (nous vous envoyons le lien), sur « le Mystère des baleines en déroute » diffusés les 21 et 22 août 2007 sur ARTE, et le reportage de Troy Melville THALASSA sur France 3, le sens de notre démarche à changé.
Il serait intéressant, d’organiser des expériences scientifiques en acoustique vibratoire, pour aider à trouver un moyen de les soulager durant et après les exercices des bateaux sonar et les aider par guidage sonore à retrouver la direction du large après des échouages et leur remise en eau.
Peut être de créer une barrière de protection sonore sous marine, autour des cétacés en stress, qui se réfugient sur les côtes. Propager des fréquences apaisantes issues d’instruments tel que le didgeridoo. Des hauts parleurs sous marin pourraient être reliés entre eux sur une grande longueur, pour pouvoir encercler les mammifères marins, et les ramener en direction du large, ou les maintenir dans un minimum de profondeur, le temps des exercices de sonar.
Nous restons convaincus que les fréquences du didgeridoo peuvent soulager les systèmes de sonar ultra sensible des cétacés lors des stress générés par les sonars militaires.
Si vous avez des contacts qui pourraient nous aider à réaliser ce projet, faite leur passer ce mail s’il vous plais, car nous cherchons toujours les biologistes acousticiens pour travailler sur ce dossier « didg baleine sonar ». Cela ce précise petit à petit dans nos rencontres et notre travail de formation en musique et surdité. Nous vous souhaitons bonne continuation dans vos projets. À bientôt. Cordialement. Jean Reveillac.

Ecrit par Reveillac Jean le 31 juillet 2008


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