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17 novembre 2006ICCAT - Vu de l’intérieur: ouverture
par Stéphan, à bord du Rainbow Warrior
© Greenpeace / Teresa Novotny
Pendant la réunion de l'ICCAT,
le Rainbow Warrior est amarré
dans le port de Dubrovnik pour
mobiliser l'attention internationale
sur le déclin d'une des espèces
emblématiques de l'écosystème
méditerranéen, le thon rouge.
Pour donner une idée de la participation, la délégation américaine compte 42 délégués, celle de Taipei 22, le Canada et le Japon 20, la Libye 18. Puis viennent la Croatie (14), le Sénégal (10), la Chine (6), la Russie et la Syrie (3). En tout, une grosse vingtaine de français inscrits, dont les 3 plus gros armateurs méditerranéens et le Président du Syndicat des senneurs (inscrits mais pas encore présents). Le seul nouvel arrivant de la session est la Syrie. L’ICCAT compte donc désormais 43 membres.
Bill HOGART, le Président en exercice de l’ICCAT a insisté dans son discours d’ouverture sur l’importance particulière de cette session.
Extraits:
«Beaucoup de gens nous regardent… Il en va de la crédibilité de l’ICCAT… Notamment en raison de l’état critique dans lequel se trouve le stock méditerranéen».
Après avoir sacrifié au formalisme très rituel (horaires, règles de circulation dans les locaux, agendas…), le Président rappelle l’ensemble des délégués et commissaires au double devoir de réserve et de discrétion vis-à-vis de l’extérieur (hum! ça s’annonce bien pour avoir de l’info ! :->).
Chaque congressiste (dont nous faisons partie en tant qu’ONG membre observateur) a une boite aux lettres. Dès l’arrivée, 2 kg de papier nous attendaient, le tout imprimé en recto seul sur papier non recyclé (il y a encore du travail de sensibilisation à faire…). Le flux vers ces BAL est permanent et dans ce flux, une première surprise: La délégation japonaise a fait déposer un texte très court (une page) comportant une liste de demandes. Qu’y trouve-t-on? L’augmentation de la taille minimale, la création de zones de non-pêche, la mise en place du repos biologique, la réduction de la flottille et la capacité de production des fermes d’engraissement… En résumé tous les points de la motion commune GPF/WWF repris par la délégation du pays qui consomme environ 20.000 tonnes de sashimis de thon rouge par an et constitue un véritable «aspirateur» sur le marché.
Voici un allié potentiel inattendu mais de choix (et de poids) pour les dix jours à venir.
-- Stéphan Beaucher, membre de la délégation de Greenpeace à l'ICCAT
Publié par cgreisch le 17 novembre 2006
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Commentaires:
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Ecrit par alex le 17 novembre 2006
Salut Stephan!
bon, j'espere que les representants des armateurs des thoniers-senneurs francais vont s'assoir a table et enfin ecouter ce que disent les scientifiques et les politiques.
Est-ce que des quotas de thons rouges vont etre accordes a de nouveaux pays mediterraneens (Turquie par exemple)? Et est-ce que le partage des quotas va se faire differemment ?
Bon sejour croate, et salutations aux autres GP-ciens par la-bas.
francois-de-montpellier
Ecrit par Francois le 19 novembre 2006
François,
à ce stade la seule réponse qui soit certaine est que la Syrie vient d'être admise à l'ICCAT et qu'à ce titre elle a droit à demander un quota. Il se dit qu'elle demanderait de 800 à 1 000 tonnes.
Il se dit également que la Turquie demanderait d'officialiser (une partie de) ses captures par un quota
Mais où les délégués vont ils trouver les tonnes???. That's the point.
Sinon, nos amis senneurs méditerranéens ne semblent toujours pas ouverts au dialogue. Ils multiplient les rencontres mais il semble qu'ils aéprouvent quelques difficultés à se constituer des alliés...
Stéphan
Camp Océans
Ecrit par Stéphan le 20 novembre 2006